analyse

Le référencement architectural


Quand on crée un site, on pense souvent à son graphisme, à son contenu et au CMS qu'on va utiliser, mais rarement à son architecture !
c'est pourtant un facteur essentiel, ainsi qu'on va le voir...

plans d'architecte et maison en kit


Quelle architecture un site doit-il avoir pour un référencement optimal ?

Quelle doit être sa structure ?

Ce sont là des questions passionnantes, pour un
référenceur !


Voici une réflexion à ce sujet...



L'Internal Rank

Voici mes hypothèses de départ, pour répondre à cette question :

-l’algorithme de Google parvient à calculer l’importance d’une page relativement à l’ensemble du site où elle s’insère.

-Une page de niveau 1 est considérée comme plus importante qu’une page de niveau 2 ou niveau 6.

- Appelons « Internal Rank » ce facteur d’importance interne d’une page.

-Il s’agit donc du facteur évaluant le poids, la valeur ou l’importance d’une page relativement à l’architecture du site où elle s’insère.

-Appelons « référencement architectural » le type de référencement qui, partant de ces axiomes, en déduit une conception spécifique de la nature des optimisations à réaliser sur un site pour en améliorer le positionnement sur Google.


L’Internal Rank d’une page se calculerait à partir de deux éléments :

- Plus il faut produire de clics pour atteindre une page, moins celle-ci est considérée comme importante, car plus difficilement atteignable, et plus rarement atteinte.

- Plus le lien sur lequel il faut cliquer pour atteindre la page en question est visible, plus la page est considérée comme importante.

Par exemple : une page atteignable à partir du menu principal sera considérée comme plus importante qu’une page atteignable a/ à partir d’un menu secondaire b/ de liens placés à l’intérieur d’un article c/ de simples liens placés dans un footer (par ordre d’importance décroissante).


Le référencement architectural est le type de référencement qui, à partir de ces conceptions, soulève la question suivante :

« Quelle est la meilleure architecture d’un site d’un point de vue SEO ? ».

Poser cette question amène le consultant en référencement à aborder son métier d’une façon tout à fait spécifique.


Une stratégie spécifique

Le « référenceur architecte » dédaigne les menus secondaires, dans lesquels il place les liens « classiques », non optimisés, mais pratiques pour le client : contact, qui sommes-nous, etc.

Il accorde toute son attention au menu principal (menu horizontal sous la bannière) ; chacune des rubriques de celui-ci sera construite sur un mot-clé.

L’Internal Rank des pages de destination de ces rubriques est très élevé, parce que relativement à l’architecture du site, elles représentent les trois pages principales, que l’on consulte normalement tout de suite, après la page d’accueil.


Le référenceur architecte ne va alors essayer de positionner que 4 pages sur Google : la page d’accueil et les trois ou quatre pages du menu principal. Seules ces dernières auront en effet l’Internal Rank suffisant pour avoir un réel poids et une chance de se positionner dans Google.

Toutes les autres pages du site (hormis celles du menu secondaire, pour le client) auront pour unique tâche de renforcer le poids de ces pages principales.


La question revient : selon quelle architecture le site doit-il être édifié pour renforcer au maximum l’importance de ces trois ou quatre pages principales ?

Une question fascinante n’est-ce pas ?

Pour ma part, la bonne architecture me semble être celle de l’arbre.


Le modèle de l'arbre

Le référenceur doit rédiger des textes (une dizaine) contenant de temps à autres le mot-clé visé (par exemple « consultant référencement »).

Puis, il doit mettre en ligne ces textes en reliant le 1er à la page principale, puis le 2nd au 1er, puis le 3ème au 2nd, selon le schéma suivant.

une architecture de site

A partir de là, la page de niveau 1 va acquérir un poids très important car elle est le départ d’une chaîne de textes qui vont s’enfoncer en profondeur dans l’architecture de site. La 10 ème page sera accessible au 10ème clic, ce qui en fait une page de niveau 10.


L'importance du crosslinking

Il reste une opération à réaliser pour renforcer le poids de la page principale : mettre en place du crosslinking. Autrement dit : sur quelques-uns des mots-clés insérés dans les textes, créer un lien pointant vers cette page principale.

Le crosslinking est ce qui va lier les différentes pages. C’est là en quelque sorte le « ciment » qu’utilise le référencement architectural. C’est de la configuration du crosslinking (à quelle page renvoie telle page ?) que va découler en partie l’architecture du site. On peut envisager plusieurs configurations.

Pour ma part, je déconseillerais de lier des pages issues de différents mots-clés (ex : lier des pages de niveau 4 entre elles).

une autre architecture de site

Cette configuration, n’obéissant à aucune logique, ne ferait que semer la confusion dans les moteurs de recherche. Dans une maison bien construite, la cave n’est pas reliée à la fois à la salle de bain, à la cuisine, au hall d’entrée et au grenier !

Cela ne ferait que désorienter les moteurs de recherche et entraînerait l’inutilité de ce type de prestation.


Le type de crosslinking le plus judicieux pour le référencement architectural me paraît ressembler à cela :

un exemple de crosslinking

Autrement dit, pointer les liens des pages des niveaux profonds vers la page de niveau 1 qui est à leur racine.

Cette page de niveau 1 bénéficiera de tout le poids de ces dizaines de pages profondes qui pointent vers elle, et qui sont toutes rédigées sur un thème incluant le mot-clé en question. Elle sera donc renforcée sur le mot-clé en question et sera d’autant mieux positionnée sur les moteurs de recherche.


Cette architecture en arbre (tronc d’où sortent 3 ou 4 branches, contenant chacune une dizaine de branches) n’est pas la seule possible.

Il m’a été donné en effet de découvrir un site construit sur le modèle architectural d’une fleur (d’une marguerite par exemple).


Le modèle de la fleur

Voici à quoi cela ressemble :

Au lieu de constituer un fil de pages rentrant de plus en plus en profondeur (niveau 3, 4, 5…) et liées les unes aux autres, ce site propose un réseau de pages toutes reliées mais placées sur le même niveau (2).

On accède à ce réseau par des mot-clés placés dans le footer. En cliquant sur l’un de ces liens, on arrive à une page rédigée sur un mot-clé, qui contient plusieurs mots-clés, tous renvoyant à une page de destination présentant les mêmes caractéristiques que la précédente (mots-clés renvoyant à d’autres pages).

D’un point de vue architectural, on trouve donc :

-un noyau dur : les pages du site officiel, destiné aux internautes

-un réseau de pages optimisées, renvoyant les unes aux autres, construites autour de celui-ci, et se trouvant toutes au même niveau de profondeur.


Cela me paraît ressembler au bouton d’une fleur :

une architecture en forme de fleur

Peut-on identifier d’autres architectures de sites, et laquelle serait le mieux à même d’optimiser le référencement de site ? La question est ouverte, et passionnante.

Le modèle de l’arbre me paraît préférable à celui de la fleur, car dans ce dernier une seule page est construite sur chaque mot-clé. Dans le modèle de l’arbre au contraire, plusieurs pages viennent renforcer de leur poids la page 1 construite sur un mot-clé X.

Je m’en tiendrai donc pour ma part au modèle de l’arbre.


Au référencement architectural, j’oppose le « référencement lourd ».


Le référencement lourd

C'est une stratégie de référencement qui me paraît pouvoir être résumée ainsi :

-On crée un seul site pour le client, et on essaie de le positionner sur le maximum de mots-clés possibles.

-De ce fait, plus le site a de pages, et plus il a de chances de se positionner sur cette grande quantité de mots-clés.

-Ce constat va déboucher sur une recommandation au client de la part du référenceur pratiquant ce type d’optimisation : créez de nouvelles pages !


-On va donc obtenir des sites gigantesques, essayant de s’imposer par leur poids face à d’autres mastodontes. Le site ayant le plus de pages passant devant celui qui en a le moins. Cet impératif « peser lourd » est ce qui dicte à la fois :

*la rédaction de contenu : il faut rédiger le plus de textes possibles

*les écritures : il faut rédiger le plus grand nombre de balises pour le plus grand nombre de pages

*le netlinking : il faut que le site ait le plus de liens possibles

*le budget : pour parvenir à rédiger tous ces contenus, ces balises, à organiser ces campagnes de liens, il faut un budget conséquent !


On obtient alors des sites avec des milliers de pages, de liens, pour un budget de référencement se comptant en dizaines de milliers d’euros…


Or l’autre stratégie de référencement que je m’efforce de décrire, le référencement architectural (R.A., opposé au R.L), me paraît préférable.

Je soutiens en effet l’idée suivante :


Un site R. A battra un site R. L sur les mots-clés choisis, pour un budget largement inférieur

Ou : Il faudra à un site R.A beaucoup moins de liens, de pages et d’écritures qu’un site R.L pour se positionner sur un mot-clé.


Optimiser architecturalement un site permet d’économiser un très gros budget sur les liens, les écritures et la rédaction de contenu, et de gagner le temps nécessaire à toutes ces prestations.

Pourquoi un site R.A passerait-t-il devant un site R.L sur les mots-clés qu’il a sélectionné ?

Un site R.A est un site qui s’est spécialisé. Il s’est spécialisé sur le mot-clé de son URL, et sur les 4 ou 5 mots-clés de son menu principal. Il a construit son architecture autour de ces mots-clés. Il est affûté pour triompher sur ces expressions, qui sont pour lui comme son objectif premier, déterminé ce dès son origine.

Un site géré par un prestataire en référencement lourd est un site générique, qui dilue sa force sur des milliers de mots-clés, et qui essaie de compenser cette dilution par son poids (nombre de pages, nombre de backlinks). De nouveaux mots-clés sont peu à peu sélectionnés et ajoutés. Ils ne sont donc pas liés au « destin » du site, mais apparaissent comme de simples excroissances inutiles.

Il est vrai que le site référencé architecturalement ne sera bien positionné que sur 5 ou 6 mots-clés (ceux de son URL et ceux de son menu).


Plusieurs petits sites

C’est ici qu’apparaît la dernière facette du référencement architectural, qui remet en cause la conception traditionnelle que l’on peut avoir de la création de site.

Résumons cela ainsi :

Plutôt qu’un gros site optimisé « lourdement », il vaut mieux faire plusieurs sites bénéficiant d’un « référencement architectural ».


Ce qui vient freiner l’adoption généralisée de cette pratique est l’idée selon laquelle un site coûte cher, et donc qu’il est difficile d’un point de vue budgétaire de réaliser plusieurs sites.

Cela est vrai si l’on considère que la construction d’un site mobilise à la fois un développeur, un graphiste, un référenceur, un rédacteur de contenu, un chef de projet, un commercial, etc.

Cela était vrai il y a quelques années : la multiplication des CMS fait que l’on peut maintenant construire des sites facilement, sans quasiment aucune connaissance en code, de manière tout à fait intuitive. Des logiciels comme Artisteer permettent d’intégrer une charte graphique convenable. On peut également télécharger des templates tout faits.

Plutôt qu’un gros site R.L à budget élevé, il devient donc possible de construire plusieurs sites R.A à faible budget.


Cela nous amène à un dernier point : l’importance du nom de domaine.


Les trésors des NDD

Le référencement lourd se rencontre en général sur des sites avec une Url non optimisée, contenant la plupart du temps la marque du client.

Le référencement architectural procède toujours avec une Url optimisée, contenant un mot-clé. C’est là l’assurance en effet de se positionner dès les premières mois au moins en 2nde page de Google sur ce mot-clé là.

Beaucoup de noms de domaines qui sont de véritables trésors pour le référenceur sont encore disponibles.

C’est ainsi par exemple que j’ai pu réserver webmaster-paris.fr pour 5 euros par an (!). Quand on songe à ce que peut rapporter ce faible investissement… On m’en a d’ailleurs proposé 300 euros deux ans plus tard !


Voici un tableau récapitulatif :

tableau récapitulatif



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Commentaires   

 
#1 Puech 06-01-2014 18:25
Un article de qualité, des contenus riches, et j’apprécie surtout les images illustratives de l'arbre et la fleur. Je comprends mieux le maillage interne pour mon site.

Merci :lol:
 

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